Il avait un swing imparable(La presse), un grand gentleman, un gentil géant du jazz. Une gentilesse incomparable. Un français parlé impeccable.
Ayant grandi dans la petite bourgogne, aujourd’hui appelé Griffintown, même endroit que le grand Oscar Peterson. La soeur d’Oscar a donné des cours de piano à Oliver Jones.
Les styles s’apparentent. On le reconnait dans Hymn to freedom, pièce de Oscar, reprise par mr. Jones.
Il a enregistré en 3 heures, l’album northern summit, avec Herb Ellis à la guitare et Red Mitchell à la contrebasse. Mixage inclus! Je m’en souviens très bien. J’étais là pour la session en 1990.
Quel privilège! Je me souviens très bien d’une anecdote, où le producteur du label Justin Time, Jim West, avait demandé une deuxième prise d’une certaine pièce, dont j’ai oublié le nom. La réponse d’ Oliver…Non! Elle est parfaite comme çà. Du grand calibre!
C’était à la veille d’un concert à la place des arts que ce trio avait enregistré cet album en un temps record. Bien sûr, ils avaient répété avant d’enregistrer.
J’ai aussi eu la chance d’enregistrer avec Oliver et Ranee Lee la trame sonore d’un film sur l’histoire de Jackie Robinson, le premier noir à avoir jouer dans une ligue professionnelle de baseball, les royaux de Montréal. Ils ont fait une version endiablée, jazz forcément, de Take me out to the ball game, le film étant narré par Marcel Sabourin.
En fait, j’ai travaillé sur plusieurs albums d’Oliver. C’est documenté dans mon CV, sous l’onglet à propos de moi dans mon blog, monden.blog. Je suis vraiment attristé d’apprendre cette nouvelle aujourd’hui. Mais que de bons souvenirs d’avoir eu la chance d’entendre Oliver jouer sous mes yeux, sans jamais l’avoir vu en spectacle, sauf sur des captations vidéos de certains de ses spectacles qui ont principalement été enregistrés à Montréal.
Oliver a marqué ma vie dans mon âge adulte par sa musique, mais aussi par son extrême gentillesse. Il a marqué la vie de plusieurs amateurs de jazz. Il a fait le tour du monde, en tournant jusqu’à l’âge de ses 80 ans et plus.
Repose en paix, cher Oliver.
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